Favoriser l'innovation dans les matériaux bio-sourcés en lieu et place des produits industriels

Ma proposition

Faire en sorte que les petites structures, associative ou petites entreprises innovantes puissent faire agréer leur matériaux ou leurs techniques de mise en œuvre en finançant les études et tests nécessaires pour cela et en aidant techniquement ces acteurs. Le financement pourrait se faire par les régions sur la base de jury qui sélectionneraient les solutions qui paraissent les plus innovantes et écologiques allant dans le sens de l'utilisation de ressources locales (exemple utilisation de la laine de moutons comme isolant dans les Pyrénées atlantique, matériaux à base de fibre de bois dans les Landes).

Illustration du problème:

1) Pour la structure des murs de ma maison j'aurai souhaité des murs paille qui aujourd'hui est un, voire le meilleurs isolant et beaucoup moins consommateur d'énergie grise que des isolants industriels de type polystyrène ou laine de verre. Malheureusement outre la rareté des professionnels capables de mettre en œuvre ce type de mur mais aussi le fait que ce type de mur ne bénéficie pas d'un agrément CSTB et donc ne permet pas de garantie décennale m'a obligé à abandonner l'idée. On voit dans cet exemple que les normes en vigueur qui sont largement favorables aux gros fabricants qui ont les moyens de financer les tests exigés par la réglementation étouffe l'innovation et les solutions alternatives aux produits industriels en place. J'ajoute à cela que les artisans du bâtiment sont le plus souvent pieds et poings liés avec les gros fabricants type St Gobain au travers de son réseau point P ce qui ne les incitent pas à proposer à leurs clients des matériaux alternatifs qui de ce fait peinent à s'imposer sur le marché de la construction donc de ce fait la structure des murs des nouvelles constructions est toujours majoritairement en parpaings et les isolants utilisés en polystyrène et laine de verre gros consommateur d'énergie grise.

2) Concernant l'assainissement des eaux grises le SPANC local (syndicat des eaux) avait une liste de matériel industriel agréé basés sur des micro stations, alors que je souhaitais un assainissement par des bassins de filtres plantés plus écologiques car basés sur un système de lagunage aérobie (les micro stations sont des systèmes anaérobie producteurs de méthane donc malodorant et produisant un gaz à effet de serre). Or dans la liste du SPANC il n'y avait qu'un seul système qu'une association bretonne (AQUATIRIS) avait réussi à faire agréer alors que ce système offre des taux d'épuration de l'eau bien supérieur à tous les autres. Sachant que pour qu'un système soit agréé il faut 3 ans d'essais et que le financement de ces essais est à la charge du concepteur du système, il est clair que tout nouveau système inventé par une association ou une petite entreprise ne pourra voir le jour car la structure à l'origine de ce nouveau système n'aura pas les moyens de financer ces essais. Ainsi ce sont toujours les plus grosses entreprises qui pourrons faire agréer leurs systèmes ce qui de fait empêchent toute innovation qui viendrait mettre en péril leur chaîne de fabrication donc leur business.

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  • Jean-Louis Renaud
    a fait un commentaire 2020-05-26 11:21:16 +0200
    Changer de paradigme: Rajouter une case OBLIGATOIRE sur les panneaux de chantiers en cours mentionnant le bilan carbone prévu tel selon le processus déposé par l’ ADEME.
    Pourquoi ne pas créer une TAXE sur le CARBONE AJOUTE (TCA) sur le même modèle que la TVA ?
  • Jean-Louis Renaud
    a marqué ceci D'accord 2020-05-26 11:21:15 +0200
  • Philippe Bichon
    a marqué ceci D'accord 2020-05-23 14:44:27 +0200
  • Philippe Bichon
    a publié cette page sur Déposez vos contributions 2020-05-23 14:44:05 +0200