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L'Education Nationale ne doit plus être l'Enseignement National Une société qui n'éduque pas ses enfants est condamnée à disparaître. Pour se référer à l'éducation, se référer à l'éducation spécialisée, la seule qui existe encore aujourd'hui.

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  • Véronique Ezratty
    a fait un commentaire 2020-06-06 08:59:42 +0200
    Pour moi, c’est plus compliqué. L’éducation nationale doit transmettre la capacité de lire, de compter, mais aussi des repères sur le champ de connaissance et les clés de compréhension du monde. Elle a de multiples missions sur lesquelles, elle doit avoir une “attention” équilibrée.
    Le système éducation a cinq champs d’action : 1 – Les interactions des jeunes avec son environnement, 2-l’école du socle 6 ans-15 ans (en France), 3-la préparation de l’école du socle 0-6ans,4-l’offre de formation après la 3ème jusqu’à la fin de vie pour le développement personnel et pour accéder à un travail, 5-l’accompagnement à l’orientation et à la construction d’un projet de vie.
    L’école du socle doit commencer quand le cerveau est mur pour faire apprendre la lecture à un élève “réticent”. Il faut inscrire les mécanismes de lecture automatique avec construction de sens dans le système 1 décrit par Kahnemann. L’âge est identique dans tous les pays du monde: 6 ans ou 7 ans. Ce n’est pas un hasard. C’était une erreur de primariser la maternelle.
    La fin de l’école du socle doit être à un moment choisi par le pays entre 13ans et 15ans. C’est lié à une étape de maturité de l’espèce humaine (la plupart des religions des civilisations anciennes ont un rite de passage vers le monde adulte vers 13 ans, début de l’adolescence). Le plus efficace est 15 ans à condition qu’on ait des classes formées de moins de 24 élèves pour que les enseignants soient en mesure de gérer l’hétérogénéité. La France a choisi l’hypocrisie sur ce sujet avec des classes de 28 élèves qui dépassent le seuil d’ingérabilité des classes hétérogènes. L’enseignant doit utiliser une grande partie de sa charge mentale pour gérer la discipline et arriver à faire cours. L’aide efficace aux plus faibles devient impossible.
    L’offre de formation doit considérer qu’il y a deux matières structurantes pour la capacité de faire des études plus tard “l’expression écrite” et “les maths”. Dans la plupart des pays, après l’école du socle, il y a deux niveaux en “expression écrite de la langue maternelle” et trois niveaux en “maths”. En France, il y a trois niveaux en expressions écrites et une illisibilité organisée des niveaux en maths. Les trois niveaux du Français sont celui du lycée professionnel, celui du lycée technologique et celui du lycée général. La France est caractérisée par une grande tradition d’élimination progressive dans l’hypocrisie la plus totale sur le Français et de dénigrement des études scientifiques, dénigrement qui nuit à celles et ceux qui n’ont pas les clés de compréhension du système français et à la capacité du pays à gérer les changements qui s’annoncent. Le problème de la S concernait les 40% qui n’avaient pas été éliminés sur leur niveau en Français, et il était facilement résoluble en permettant le niveau de maths de S avec les autres dominantes “SES” et “L”. Mais qui veut noyer son chien l’accuse de la rage.
  • Véronique Ezratty
    a marqué ceci Pas d'accord 2020-06-06 08:59:42 +0200
  • Christian Puech
    a fait un commentaire 2020-04-25 07:30:11 +0200
    Au cœur de l’éducation nationale, se trouvent deux problèmes: la centralisation, et les méthodes d’enseignement. Il faut donc décentraliser la gestion des effectifs, des rythmes ( hors congés annuels nationaux), aux niveau municipal, départemental et régional. Pour les méthodes, et la crise nous l’apprend, il faut alterner le présentiel et le télé travail, ainsi que classe inversée, plutôt que la classe d’un sachant.
  • Bertrand Lebot
    a fait un commentaire 2020-04-24 11:44:27 +0200
    Définissons d’abord ce que l’on attend de l’éducation avant de dire qu’il y en ait une qui prévaut sur les autres. J’ai la naïveté qu’une grande partie des enseignants, quelque soit leur public, fait son travail avec conviction et du mieux possible. Chacun à la spécificité de son public et de ses conditions d’enseignement.
    On parle souvent d’intelligence multiple dans l’éducation spécialisée, alors appliquons là aussi aux enseignants et conjuguons nos expériences pour progresser.
  • Bertrand Lebot
    a marqué ceci Pas d'accord 2020-04-24 11:44:27 +0200
  • Patrick Abbati
    a publié cette page sur À vous la parole ! 2020-04-23 22:01:40 +0200