Pour une grande réforme de l’éducation nationale

L’éducation est une notion qui revêt de la responsabilité des parents. La mission de l’état est de s’assurer que tous aient accès à l’instruction et aujourd’hui à la formation professionnelle. Il faut donc revenir à un grand ministère de l’instruction publique et de la formation professionnelle et continue. Pour cela il faut se donner du temps et ne pas vouloir faire une réforme en quelques semaines et engager une longue et véritable concertation avec toutes les parties prenantes : les organisations représentatives des parents, des enseignants, des branches professionnelles… Objectifs : Travailler enfin, sur des rythmes scolaires adaptés aux âges et à notre temps. Donner enfin priorité à l’école maternelle et aux premières années élémentaires, avec des moyens psychopédagogiques adaptés importants pour détecter au plus tôt les difficultés des enfants. Développer à l’école élémentaire le sens de la rigueur et priorité à la lecture, base sine qua non de toute la suite de la formation ; revenir à l’objectif premier de l’école : savoir parfaitement lire, écrire et compter. Développer l’éducation civique et citoyenne sous le prisme particulier de la fraternité et de la tolérance. Redéfinir un collège unique qui donne les mêmes bases et mêmes chances à tous, grâce à un parcours différencié si nécessaire en fonction des inégalités. Priorité à la pratique et la compréhension des langues, française et 1 ou 2 étrangères dont les langues régionales, et nécessité de notre temps, aux mathématiques. L’important étant d’arriver tous au bout du cycle en 3, 4 ou 5 ans selon les capacités de chacun. Redéfinir le lycée afin qu’il soit une véritable préparation ouverte aux formations professionnelles spécifiques supérieures. Valoriser la formation professionnelle (apprentissage, lycée professionnel…) au même titre que le lycée général ou technologique qui préparent à des études plus longues.

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  • Véronique Ezratty
    a fait un commentaire 2020-06-05 21:46:27 +0200
    L’éducation nationale a trop souffert de la réformite des ministres qui voulaient laisser leur nom. Par ailleurs, les réformes par consensus entre groupes d’intérêt de l’éducation nationale a toujours renforcé les dysfonctionnements. (trop complexe pour que des non-spécialistes voient tous les effets secondaires).
    Je suis d’accord avec les grands principes écrits ici, mais je verrai plus une réforme par la gouvernance qui donne de la liberté plus de liberté aux professionnels, enseignants et formateurs d’enseignants. Les moyens doivent adaptés au besoin. La première urgence me semble d’installer une gestion des ressources humaines, humaines.
    Toute fois, il est indispensable de faire une réforme des lycées en touchant au minimum aux programmes. En effet la réforme Blanquer est une catastrophe qui a été bâtie sur des dogmes faux et qui renforcent les biais sociaux et genrés.
  • Véronique Ezratty
    a marqué ceci Pas d'accord 2020-06-05 21:46:27 +0200
  • Jean-Philippe Gillot
    a fait un commentaire 2020-05-20 22:07:21 +0200
    Encore une grande réforme… dur !
    L’éducation a pour vocation non pas de libérer mais de cadenasser une idéologie, en France comme ailleurs. Plus on réforme, plus on détecte, plus on trouve des pathologies qui justifient tel ou tel type de prise en charge. L’OMS a même nomenclaturé le handicap économique et social au même titre que les handicaps physiques ou mentaux. Donc si vous venez d’un quartier populaire, quelque part vous êtes un handicapé, qui se traduit par un parcours MDPH et donc un avenir d’adulte handicapé. Individualiser les parcours en voulant trop détecter créé alors des stigmatisations. Et ce n’est pas en réformant l’éducation nationale que l’on parviendra à quoique ce soit.
    Ce qu’il faut réformer en revanche ce sont les hommes et les femmes à qui l’Etat et les décideurs demandent tous les matins plus d’administratif et moins d’humain. Donc ce n’est pas l’outils qu’il faut réformer, mais l’esprit d’usage de l’outil.
    Le confinement a débordé les ministères car pour une fois les enseignants ont été dans l’innovation et la débrouille. Et ils ont produit bien plus de supports pédagogiques et de didactiques qu’en dix ans de réformes successives.
    Moralité : Laissez les praticiens et les utilisateurs décider par eux mêmes de comment il est possible de compenser les inégalités, par la rigueur, l’engagement, l’honnêteté intellectuelle et une éthique professionnelle à toute épreuve ; plutôt que de les assigner, les infantiliser, les ridiculiser… Cela vaut pour l’école, mais cela vaut aussi dans de très nombreuses profession. Les gestionnaire imposent aux sachants… C’est cela qu’il faut réformer.
    Pour finir, je suis enseignant-formateur et je vous assure qu’un enfant de 8 ans fait le programme de l’année en trois mois s’il est accompagné de très près. Un collégien de 13 ans fait le programme de quatrième en 4 mois avec un précepteur. Un lycéen peut faire l’ensemble des programmes de la seconde à la terminale en un an s’il était suivi en un à un.
    L’école produit donc un retard considérable de développement global des populations, garantissant une maturité intellectuelle aux alentours de 18 ans, alors qu’on pourrait l’avoir beaucoup plus tôt, peut-être vers 13 ou 14 ans et ainsi commencer des études supérieures beaucoup plus tôt. Le modèle genre regroupement de primaires, de collèges et de lycées (parfois plusieurs milliers d’élèves) est l’une des causes de l’affaiblissement éthique des valeurs et des inégalités. En résumé, petite structure, petite équipe pédagogique, engagement et accompagnement individualisé, densification des enseignements (arrêtons les apprentissages spiralaires usants et rebutants).
  • Jean-Philippe Gillot
    a marqué ceci Pas d'accord 2020-05-20 22:07:20 +0200
  • Pierre Darrouzet
    a publié cette page sur À vous la parole ! 2020-05-17 16:10:01 +0200