Quelques pistes pour une réforme moderne de notre système de santé

Bien que nous ayons un des services de santé les plus performants celui-ci est certainement à repenser et à améliorer, à partir aussi de ce qui se fait mieux chez nos voisins, pour qu’il soit un véritable service public au service de tous et partout. Cela veut dire un investissement important pour l’hôpital public avec un plan sur 10 ans. Revalorisation des carrières des professionnels de la santé. Obligation d’affichage et d’information à priori, des dépassements d’honoraire sous peine de sanction et limitation des dépassements d’honoraires. Bien sur généralisation et obligation du tiers payant pour tous les soins chez tous les praticiens. Développement des centres de soins multidisciplinaires de proximité (au minimum 1 par canton). Fin ou révision du numerus clausus. Regroupement des mutuelles autour du label « Mutualité Française ». Interdiction aux non membres de la Mutualité Française d’utiliser le mot de mutuelle. Révision sérieuse de la classification des médicaments. Si un médicament n’a plus lieu d’être remboursé, c’est qu’il n’est pas efficace et donc ne doit plus être en vente en pharmacie. S’il est efficace il n’y a pas lieu qu’il ne soit pas remboursé. Révision de la prise en charge (0€ de reste à charge) de l’optique, du dentaire, de l’ORL, de la kiné (avec toutes les nouvelles techniques qui sont efficaces : ostéo…), avec une remise à jour et en ordre des tarifs de la SS qui sont d’un autre temps. Prise en charge du vieillissement et de la dépendance. Grand plan d’investissement pour des maisons modernes de retraite et résidences de personnes âgées non dépendantes. Grand plan d’investissement pour des structures d’accueil et prise en charge des enfants et adultes handicapés (accueil de jour et accueil à temps complet)

Partager cette idée

Montrer 5 réactions

Quel est votre avis sur cette idée ?
  • Thierry Quennehen
    a fait un commentaire 2020-05-20 11:58:09 +0200
    A mon avis, préalablement, il serait nécessaire de faire des propositions sur la santé publique: interdiction de la junk food (trop gras, trop salé, trop sucré, etc…), production d’aliments bio, éducation alimentaire. Education à l’entretien corporel (pratique d’une activité physique régulière) à la limitations des toxiques qui rendent malades (alcool, tabac, drogue). Développement de centre pour la prévention des troubles psy, etc…
  • Thierry Quennehen
    a marqué ceci Mitigé 2020-05-20 11:58:08 +0200
  • Didier Deguin
    a fait un commentaire 2020-05-20 10:42:00 +0200
    Je pense qu’il faut non pas réformer le modèle social, mais inventer un système qui garantisse les protections sociales. Car :
    Si l’avenir du peuple n’est pas sécurisé, le peuple se referme sur lui-même, il ne consomme pas, il essaie d’épargner et est tenté par les extrêmes, lors des élections, alors qu’il sait que ce n’est pas là qu’est la solution.
    D’autres sociétés font reposer leurs protections sociales sur une capitalisation personnelle. Ces systèmes ont leurs avantages, la liberté de l’épargnant vis-à-vis du choix de la couverture du risque garanti et aussi le désengagement de l’Etat. Par contre en cas de faillite des fonds de pension, le citoyen n’a pas de recourt, comme on peut le voir aux Etats Unis, suite à la crise de 2009, des millions de retraités se trouvent soit avec des retraites misérables, soit, même pour certains, sans aucunes ressources.
    Ne pas oublier non plus, que ces fonds de pensions sont financés, pas seulement par des dividendes de sociétés de leur pays d’origine, mais aussi par les bénéfices des sociétés de pays qui ont une couverture sociale mutualisée, comme la France, d’où double peine – Je travaille pour cotiser pour ma retraite, mais aussi pour que la société qui m’emploie, donne des dividendes aux dirigeants fondateurs et aux fonds de pensions étrangers -
    Il est impensable de passer en France, d’un financement social par répartition, à un financement par capitalisation. Comment pourrait-on payer les retraités actuels ? Avec des actifs aux salaires amputés, alors qu’eux seraient obligés de capitaliser pour leur retraite.
    Comment faire payer des travailleurs qui ont déjà cotisés des années pour les retraités, et au moment de la retraite leur dire que c’est fini il ni a plus d’argent, il faut encore travailler. Il n’est pas possible non plus de compenser les cotisations par l’état.
    Il y a quelques temps nous entendions qu’il fallait innover, inventer un nouveau monde.
    Le gouvernement, a pris la direction de la suppression des charges sociales sur le travail, sans trancher quel serait le financement de la protection.
    Tout le monde est d’accord pour dire que le mode de financement des charges sociales n’est pas le bon, et on ne fait rien de neuf, à part des cadeaux aux entreprises sans contrepartie, on a vu ce que les entreprises en font de ces cadeaux : . … de la spéculation boursière.
    Les entreprises ne relanceront leur activité, que si elles peuvent faire des profits en restant en France. Avec le mode de cotisations des charges sociales, ce n’est pas possible de fabriquer en France, un produit compétitif, il vaut mieux pour elles fabriquer à l’étranger et de vendre ensuite en France, d’où la perte des outils de fabrication, et la balance des paiements en déficit chronique.
    Pour que notre protection sociale perdure et soit plus égalitaire, et en partant du principe, que vivre en France, c’est vivre avec un modèle social envié par tous les peuples du monde, je propose un nouveau mode de financement de la protection social sur les bases suivantes :
    Si au lieu, de taxer les entreprises sur le salaire des employés au travers des charges sociales, on prélevait ces cotisations, au niveau de leur chiffre d’affaire réalisé en France…
  • Didier Deguin
    a marqué ceci D'accord 2020-05-20 10:42:00 +0200
  • Pierre Darrouzet
    a publié cette page sur À vous la parole ! 2020-05-18 19:30:44 +0200