Contre l'absolutisme de la croissance pour faire face à l'urgence écologique !

La crise du COVID-19 justifie plus que jamais la nécessaire transition écologique. Si le PS a intégré l'impératif écologique dans ses mots, il reste encore à la porte d'un changement nécessairement radical dans la façon de concevoir nos politiques publiques. La communauté scientifique sonne l'alerte depuis des décennies, écoutons la ! Si la révolution industrielle et la société de consommation ont permis une élévation du bien-être jamais vue dans l'histoire de l'humanité, la double question des inégalités et de l'impossibilité physique de poursuivre cette croissance fondée sur la prédation des ressources naturelles nous oblige à penser une croissance alternative. La croissance, indicateur des Trente Glorieuses, ne peut plus suffire à évaluer la réussite de nos politiques publiques. Les Français.e.s sont prêt.e.s : dans un sondage Odoxa d'octobre 2019, 54% se déclarent "adeptes de la décroissance plutôt que de la croissance verte". Or, notre pays n'a pas encore fait sa mue sur le sujet ; en atteste le récent débat sur le conditionnement d'aides de l'Etat à Air France et Renault. Le PS, né des idéaux de 1789 et des combats engendrés par la révolution industrielle, ne doit pas se contenter d'être la rustine du capitalisme. Il doit renouer avec sa capacité à "changer la vie" avec un Front Populaire écologique qui s'appuie sur des exemples locaux pour proposer un mode de vie conciliable avec la survie de la planète. Nos propositions : 1. Eco-conditionner toute décision publique, en conciliant réduction des émissions carbonées et création d'emplois : PM en charge de la transition écologique, COP locales, planification écologique de notre économie, relocalisation des secteurs clés, limitation des accords internationaux au juste-échange 2. Créer de nouveaux indicateurs de "richesse" mesurant inégalités, biodiversité, accès aux biens communs, utilité sociale de nos activités à l'échelle française et européenne, comme l'Espagne et la Nouvelle-Zélande

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  • Jean-Louis Renaud
    a fait un commentaire 2020-05-26 11:13:47 +0200
    Changer de paradigme: Rendre obligatoire dans tous les document officiels le montant du bilan carbone y compris le scope 3 (voir “le bilan carbone” de l’ADEME)
    en effet, si nous voulons réduire nos émissions de GES il va falloir faire des choix et ne produire QUE DES PRODUCTIONS NECESSAIRES et arrêter de produire des objets qui ne sont pas indispensables et qui émettent d’énormes quantités de CO2. exemple les SUV essences ou même électriques. Mais aussi les inutiles (en moyenne, 1 m3 de béton égale 0,7 tonne de CO2)
  • Jean-Louis Renaud
    a marqué ceci D'accord 2020-05-26 11:13:46 +0200
  • josyne Genne
    a fait un commentaire 2020-05-23 08:31:09 +0200
    Je suis d’accord mais comme d’habitude ce type de proposition confine au vieux pieu mais n’a rien d’opérationnel
    Il faut la traduire concrètement par quelques mesures phares sur l’on saura réaliser sinon cela reste le blabla dont nous nous abreuvons depuis des années
  • josyne Genne
    a marqué ceci D'accord 2020-05-23 08:31:09 +0200
  • Françoise Lamy
    a marqué ceci D'accord 2020-05-20 15:19:34 +0200
  • Section PS Paris 10 Section du Globe
    a publié cette page sur Déposez vos contributions 2020-05-10 15:54:54 +0200