Libérer la République, la Démocratie et le Politique du joug de la Finance (4 éme partie)

De la part de Jean-Claude CAYET, voici le vif du sujet sans lequel tout le reste ne sera même pas étudié. En effet, la Finance s’achète la Démocratie (le pouvoir de l’Etat) au moins de trois façons essentielles: - D’abord, par son poids dans le choix des élus de la population au sein des instances représentatives, à l’Assemblée Nationale en particulier. - Ensuite, par le formattage et le noyautage de la haute fonction publique - En fin et surtout, par le chantage permanent exercé sur l’Etat par les « investisseurs », au travers du financement de la Dette de l’Etat. Je propose d'abord, à la suite de Julia Cagé (voir son livre " Le prix de la Démocratie) d'assurer la représentativité de l’Assemblée Nationale par rapport à la population et la libérer de la plus grande influence des plus riches, en : - supprimant les exonérations fiscales attachées aux dons aux partis politiques et campagnes électorales, - réduisant drastiquement le niveau possible des dons privés aux partis politiques et campagnes électorales et les interdisant à toute personne morale (pas seulement aux entreprises mais aussi aux associations et fondations diverses), - organisant le financement public des partis selon une distribution annuelle de l’ordre de 7€ par citoyen au parti choisi par ce dernier lors de sa déclaration de revenu, - faisant systématiquement l’avance aux candidats, nécessaire au financement de leur campagne électorale (montant pris en charge a posteriori par l'Etat comme aujourd'hui pour ceux ayant recueilli au moins 5% des votes), - réservant au moins 1/3 de l’Assemblée à des représentants des catégories ouvriers, employés et précaires,(Actuellement, ils n'ont aucun représentant alors qu'ils constituent 50% de la population) Par ailleurs, il faut absolument revoir la formation, le recrutement et les possibilités de pantouflage des hauts fonctionnaires de façon à ce qu'ils assurent ce pour quoi ils sont destinés, le service du bien commun et de l'Etat et ne fourvoient pas leurs savoir faire dans l'art de manipuler l'Etat au bénéfice d'intérêts particuliers privés. Enfin, il faut absolument libérer les Etats du joug de la Dette publique, en : - acceptant une bonne fois que le déficit de l'Etat créateur de Dette publique n'est qu'une forme parmi d'autres d'augmentation de la masse monétaire, limitée uniquement par le risque d'inflation lorsqu'elle ne correspond pas à une augmentation équivalente de l'activité économique ( représentable par l'augmentation du PIB) et la dépréciation correspondante de l'Euro par rapport aux monnaies étrangéres - admettant que par l'indexation généralisée ( voir 2 ème partie) la question de l'inflation devient beaucoup moins prioritaire par rapport aux autres objectifs possibles tels que le plein emploi et la réduction des inégalités - considérant que les Etats Unis, le Royaume Uni, la Chine et le Japon font déjà marcher à fond la "planche à billets" si bien que le risque de dépréciation de l'Euro par rapport à leur monnaie est faible et ne pourrait de toute façon que favoriser nos exportations - acceptant de recourir, pour éradiquer les dettes anciennes et les dettes exceptionnelles induites par des crises, à l’argent magique de la Banque Centrale finançant alors directement les Etats, possiblement à taux zero et/ou annulant complètement les dettes anciennes,( En faisant annuellement, 2% d'économies au lieu de 3% de déficit, il faudrait déjà plus de 200 ans pour rembourser la dette actuelle donc leur remboursement n'a aucun sens) - prévoyant d’amortir et de lisser les effets de l’inflation par une indexation généralisée par rapport à l’inflation moyenne de l’ensemble de la zone monétaire Euro de telle sorte que les pays de l'Euro injectant moins d'argent magique dans leur économie que les autres, ayant a priori moins d'inflation qu'eux, bénéficient d'une compensation. - et pour le futur, maîtrisant le déficit annuel par les économies d’un « mieux d’Etat », la lutte contre la fraude fiscale et les prélèvements fiscaux nécessaires, tout en renonçant à la barre des 3% qui n'a aucun sens économiques (décidée en France sur un coin de table )

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  • christophe chastenet
    a fait un commentaire 2020-07-01 07:47:26 +0200
    encore cette peur et haine des riches qui date tellement qu’il faudrait peut être enterrer la hache de guerre
  • christophe chastenet
    a marqué ceci Pas d'accord 2020-07-01 07:47:26 +0200
  • Jean-Claude Cayet
    a publié cette page sur À vous la parole ! 2020-06-12 22:22:17 +0200