Se réinterroger sur les bienfaits du "localisme" (ou préciser de quel "localisme" on parle)

Il est devenu à la mode de dire que nous devons réduire notre espace d'action: nous devrions produire local, manger local, voire penser local. Et la pandémie ne fait qu'amplifier la tendance: par l'autonomie alimentaire et industrielle, nous pourrions retrouver une indépendance stratégique. Mais l'histoire ne dit jamais à quelle échelle ce "localisme" doit être développé, selon les domaines: le canton ? le département ? la région ? la nation ? l'Europe ? Et d'ailleurs, faut-il parler de la France d'après, ou de l'Europe d'après, ou du canton du Val de Save (Gers) d'après ? Se replier chacun dans son territoire, n'est-ce pas se priver des complémentarités rendues possibles par la diversité - y compris celle des climats et des sols - et condamner les solidarités ?

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