L'urgence d'une nouvelle politique industrielle

2020 : une des plus grandes récessions de l’histoire. Banques centrales (2300 Md$ aux Etats-Unis, 1 000 Md€ en Europe) et Etats (3 000 Md$ aux Etats-Unis, 540 Md€ en Europe) apportent soutien direct et liquidités pour éviter une crise sociale et financière. Un consensus nouveau accepte la hausse des dettes publiques. L’enjeu de cette crise : contrôler l’utilisation de cet argent pour qu’il parvienne à soutenir l’économie réelle et particulièrement la transition écologique. Fort consensus pour remettre en cause la mondialisation, une des causes de la crise : allongement des chaines de valeur, division du travail, la perte de souveraineté productive et recherche du profit immédiat. Une nouvelle politique de l’offre nécessite d’investir dans la recherche et l’innovation et de développer une politique industrielle pour se réapproprier les chaines de valeur. Cette politique doit combiner une souveraineté locale (pour les secteurs stratégiques à définir) et européenne (compétition internationale) L’épargne doit être ré-allouée dans la sphère productive. Un Fonds européen de développement doit être lancé en mutualisant les risques. Nécessaire revalorisation de certains métiers et des salaires. Nouvelle politique fiscale incitative pour favoriser l’investissement et taxer la rente. En résumé, la question de l’enveloppe budgétaire posée et des objectifs en matière d’investissement, la réindustrialisation se fera par : • la reprise des investissements de productivité et de capacité pour restaurer la compétitivité de l’offre : formation et recherche sont les points essentiels pour contrer la désindustrialisation. • la relance de la demande pour fournir aux entreprises un marché domestique solvable par le biais d’une hausse des salaires. • Un financement des entreprises par des investissements publics et privés et par des mesures d’incitations fiscales fortes Propositions clefs : Affirmer le rôle de l’état en tant que stratège industriel, incitateur du développement industriel, équilibrage régional et aides au financement. Définir avec l’Allemagne une première feuille de route ayant comme objectif une convergence fiscale Définir avec les territoires des champs de compétitivité à l’échelle européenne, des priorités industrielles sur des secteurs où nous sommes compétitifs. Relance de l’investissement productif par le biais d’aides fiscales et de modifications techniques du calcul de l’impôt sur les bénéfices des sociétés, nous préconisons en particulier de remplacer les dotations aux amortissements dans le calcul du résultat fiscal par le montant des investissements industriels réalisés. Modulation de l’impôt sur les sociétés en taxant davantage les bénéfices distribués et les rachats d’actions. Hausse de la taxation des transactions boursières et en particulier les activités de trading à haute fréquence. Simplification de l’impôt et rééquilibrage entre les contributions effectives acquittées par les grands groupes et les PME. Lutte contre le dumping fiscal et social au niveau européen. Drainer l’épargne des ménages vers le financement des PME (réflexions sur un redéploiement de l’assurance vie). Doublement du plafond du PEA même pour les anciens contrats de 150 000 à 300 000 €. Baisse du taux d’imposition sur les unités de compte et hausse de l’imposition pour les contrats garantis en euros. Inciter davantage fiscalement les placements dans les FCPI (Fonds commun de placement pour l’innovation). Lancement d’un fonds souverain afin de soutenir les investissements de la transition énergétique

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