Mes réflexions pour une République Laïque, mutualiste, écologique.

Plus que de détails personnels il faut penser la réforme de la France en profondeur. La catastrophe des sociétés mondiales incite à la réflexion sur le monde d’après. La gauche et la droite, ce concept datant de la royauté, ne correspond a plus rien. Les seuls repères, dont nous pouvons nous prévaloir, sont l’individualisme ou le mutualisme pour les citoyens et pour l’organisation de la société, libérale ou mutualiste Mais si nous voulons être crédibles il faut financer nos réformes. Le modèle néolibéral est refusé par le peuple, c’est pourquoi les derniers présidents se sont fait éjecter, il y avait bien sûr pour Sarkozy, aussi, le problème d’honnêteté, mais pas pour Hollande, pendant les campagnes électorales le discourt donne l’impression que la puissance publique sera là pour les protéger, mais très vite après l’investiture, les forces financières reprennent le dessus et impose une politique sociale libérale, sans que le pouvoir politique y puisse quelque chose. Est-ce inéluctable ? Je ne crois pas, presque les deux tiers des français, veulent une gestion de la société mutualiste, garante de leur santé et de leur avenir après la retraite, la société à été structurée à la libération en un modèle social mutualisé, les cotisations et les impôts ont financés la santé et la retraite. Le nombre croissant de retraités et le surcoût des soins de plus en plus technologiques et coûteux, il a fallu augmenter les cotisations, sans toucher aux impôts, sous la pression des milieux financiers. Puis devant le problème causé par le surcoût dû aux charges, il a été choisi de baisser ces charges sans compenser, pour le financement de la santé et des retraites, d’où les problèmes de budget des hôpitaux, mais aussi des retraites. Actuellement la protection sociale repose sur les cotisations des travailleurs et des entreprises. Si il y a moins d’activité, il y a plus de chômage, moins de cotisations et plus de besoins. C’est le cercle infernal, toute action sur une des composantes est vouée à l’échec. Si on relance la consommation, c’est les importations qui flambent. Si on défiscalise la main d’œuvre, c’est le budget qui se déséquilibre. Si on aide les entreprises à investir et qu’il n’y a pas de relance, elles vont capitaliser en attendant que ça reparte. Cela ne peut pas s’inverser et au contraire, ça ne fera qu’empirer. Je pense qu’il faut non pas réformer le modèle social, mais inventer un système qui garantisse les protections sociales. Car : Si l’avenir du peuple n’est pas sécurisé, le peuple se referme sur lui-même, il ne consomme pas, il essaie d’épargner et est tenté par les extrêmes, lors des élections, alors qu’il sait que ce n’est pas là qu’est la solution. D’autres sociétés font reposer leurs protections sociales sur une capitalisation personnelle. Ces systèmes ont leurs avantages, la liberté de l’épargnant vis-à-vis du choix de la couverture du risque garanti et aussi le désengagement de l’Etat. Par contre en cas de faillite des fonds de pension, le citoyen n’a pas de recourt, comme on peut le voir aux Etats Unis, suite à la crise de 2009, des millions de retraités se trouvent soit avec des retraites misérables, soit, même pour certains, sans aucunes ressources. Ne pas oublier non plus, que ces fonds de pensions sont financés, pas seulement par des dividendes de sociétés de leur pays d’origine, mais aussi par les bénéfices des sociétés de pays qui ont une couverture sociale mutualisée, comme la France, d’où double peine - Je travaille pour cotiser pour ma retraite, mais aussi pour que la société qui m’emploie, donne des dividendes aux dirigeants fondateurs et aux fonds de pensions étrangers - Il est impensable de passer en France, d’un financement social par répartition, à un financement par capitalisation. Comment pourrait-on payer les retraités actuels ? Avec des actifs aux salaires amputés, alors qu’eux seraient obligés de capitaliser pour leur retraite. Comment faire payer des travailleurs qui ont déjà cotisés des années pour les retraités, et au moment de la retraite leur dire que c’est fini il ni a plus d’argent, il faut encore travailler. Il n’est pas possible non plus de compenser les cotisations par l’état. Il y a quelques temps nous entendions qu’il fallait innover, inventer un nouveau monde. Le gouvernement, a pris la direction de la suppression des charges sociales sur le travail, sans trancher quel serait le financement de la protection. Tout le monde est d’accord pour dire que le mode de financement des charges sociales n’est pas le bon, et on ne fait rien de neuf, à part des cadeaux aux entreprises sans contrepartie, on a vu ce que les entreprises en font de ces cadeaux : . … de la spéculation boursière. Les entreprises ne relanceront leur activité, que si elles peuvent faire des profits en restant en France. Avec le mode de cotisations des charges sociales, ce n’est pas possible de fabriquer en France, un produit compétitif, il vaut mieux pour elles fabriquer à l’étranger et de vendre ensuite en France, d’où la perte des outils de fabrication, et la balance des paiements en déficit chronique. Pour que notre protection sociale perdure et soit plus égalitaire, et en partant du principe, que vivre en France, c’est vivre avec un modèle social envié par tous les peuples du monde, je propose un nouveau mode de financement de la protection social sur les bases suivantes : Si au lieu, de taxer les entreprises sur le salaire des employés au travers des charges sociales, on prélevait ces cotisations, au niveau de leur chiffre d’affaire réalisé en France… L’écologie est un luxe que seuls les pays riches peuvent se payer. Notre pays est riche et il doit le rester si il veut continuer à faire partie des états protecteurs de la Terre et entrainer avec lui le plus d’autres états. La mondialisation effrénée que nous connaissons doit cesser, les lois protectrices que nous promulguons ne doivent pas être contournées par des délocalisations dans des pays pauvres qui croient que l’industrialisation est la solution à la pauvreté. Alors que cette industrialisation n’a que crée des classes dirigeantes et intermédiaires, souvent très aisées, mais sur le dos des masses laborieuses toujours exploitées. Les pays émergeants ne font pas de politique sociale pour leurs habitants, pas plus d’assurance santé, retraite qu’écologique. Les délocalisations c’est double peine pour l’écologie, non seulement les marchandises sont fabriquées dans des conditions polluantes interdites chez nous, mais en plus, elles circulent à travers le monde sur des bateaux polluants ou des trains aussi polluants. Didier DEGUIN Maire de Madranges

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