"Après la crise, travailler moins pour travailler tous !"

« Vous faîtes comme vous voulez mais on acceptera zéro licenciement ! » Alors que le chômage flambe (246 000 nouveaux chômeurs en un mois en France !), comment ne pas se souvenir du bras de fer qui opposa Volkswagen et un certain nombre de dirigeants allemands en 1993 ? Touchée par la récession, Volkswagen annonce 30.000 licenciements. Élus et responsables syndicaux exigent que Volkswagen y renonce. À l’issue de deux semaines de négociations, un compromis historique est signé qui permet 0 licenciement grâce à la semaine de 28,8 heures.

Ce principe du Travailler moins pour licencier moins est revenu en force en Allemagne après la crise de 2008. « Il explique le miracle de l'emploi allemand, notait en France la direction du Trésor fin 2012. Alors que la récession était 2 fois plus grave en Allemagne qu’en France, le chômage y a augmenté 8 fois moins vite. »[1] Plus de 1,5 M de salariés ont profité du Kurzarbeit en baissant de 31 % leur temps de travail en moyenne mais en conservant plus de 90 % de leurs revenus.

 

Travailler moins pour licencier moins

En 2009, l’Allemagne a investi près de 10 milliards d’euros dans ces dispositifs de protection de l’emploi contre moins de 1 milliard en France, où Nicolas Sarkozy prônait au contraire de Travailler plus pour gagner plus. Conséquence : alors que l’industrie allemande privilégie la flexibilité interne, « la France a traditionnellement plus recours à la flexibilité externe » concluait pudiquement la note du Trésor. Traduction : le licenciement reste la solution la plus répandue.

Travailler moins pour licencier moins ? Tout le monde y gagne ! Les salariés conservent leur emploi et l’essentiel de leurs revenus. L’entreprise préserve ses compétences. L’économie globale est renforcée car la reprise est plus rapide et les conséquences économiques sociales du chômage sont évitées.

Alors que notre pays sort progressivement du confinement et que des millions de salariés craignent pour leur emploi, il serait dramatique de recommencer les erreurs de 2008 ! Une partie de la droite demande à « travailler plus ». C’est un aveuglement idéologique ! Il faut simplifier et généraliser les dispositifs de protection de l’emploi existant dans tous nos pays et voir comment l’Union européenne peut aider chaque État membre à financer ces systèmes, au-delà du dispositif SURE créé par la Commission. C’est l’un des sujets qui est aujourd’hui à l’agenda du Commissaire européen à l’Emploi et aux Droits sociaux, Nicolas Schmidt.

Mais protéger un maximum d’emplois ne suffit pas. Il faut aussi créer de nouveaux emplois. Cela nécessite de relancer le débat sur la réduction du temps de travail dans les entreprises qui vont bien.

 

Travailler moins pour créer des emplois et travailler mieux

Ce débat a toujours été très difficile en France où, pour une raison étrange, la plupart des dirigeants de droite n’ont jamais accepté l’idée de la réduction du temps de travail. Depuis 2002, la droite n’a jamais cessé son travail de sape pour « détricoter les 35 heures ». Un objectif réussi puisque la durée hebdomadaire réelle moyenne du travail était de 39,1 heures selon la Dares alors que des millions de chômeurs sont condamnés au 0 heure.

Que de temps perdu depuis septembre 1993, quand Antoine Riboud, PDG de BSN-Danone, affirmait qu’il « faut passer à 4 jours - 32 heures sans étape intermédiaire pour créer des emplois ». Pour permettre des créations d’emplois massives dans tous les métiers, la semaine de 4 jours à la carte nous paraît être le bon objectif.

Il faut, au plus vite, donner de nouveaux outils à la négociation pour créer des emplois dans les secteurs dont l’activité ne devrait pas reculer (agroalimentaire, transports en commun, informatique…). Dans ces entreprises, une réduction du temps de travail forte, bien négociée et bien financée, peut créer massivement de nouveaux emplois.

Les modalités concrètes doivent en être arbitrées par la négociation avec les partenaires sociaux. Pour éviter de baisser les salaires et d’augmenter les coûts de production, il faut reprendre l’idée portée par la Cfdt dans les années 1990 d’une activation des dépenses de chômage : si l’entreprise passe à 4 jours et crée au moins 10 % d’emplois nouveaux en CDI, elle est exonérée des cotisations chômage.

À partir des 400 entreprises déjà passées aux 4 jours, une étude réalisée en 1998 affirmait qu’un mouvement général vers les 4 jours pourrait créer 1.600.000 emplois. En 2020, avec la crise, nul ne peut avancer un chiffre précis. Mais il est clair que, dans les secteurs qui ne seront pas directement touchés par la crise, une réduction massive, négociée et financée du temps de travail peut avoir un effet très positif sur l’emploi.

Économiquement, une réduction du temps de travail permettrait d’enclencher un cercle vertueux. En provoquant une hausse de l’emploi salarié, la semaine de 4 jours soutiendrait la consommation et le développement de l’activité économique. Si l’on crée des centaines de milliers d’emplois, un très grand nombre de familles verront augmenter leur pouvoir d’achat. Le bilan qui a été fait par la médecine du travail dans un certain nombre d’entreprises passées à 4 jours montre une baisse très nette de l’absentéisme par une amélioration de la santé au travail. Là aussi, tous y gagnent : les salariés, l’entreprise, les caisses de Sécurité sociale et de retraites… Mais au-delà des aspects économiques, tous les salariés passés à 4 jours (cadres, ouvriers, commerciaux) témoignent de la qualité de vie gagnée : un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle, du temps libéré pour le bénévolat, dans lequel de nombreux Français ont montré qu’ils étaient prêts à s’engager durant cette crise sanitaire.

Mais la semaine de 4 jours n’est évidemment pas le seul levier pour créer massivement des emplois. Il faut en finir avec les tabous concernant l’emploi dans les services publics (santé, justice, éducation, soins à la personne…) et considérer l’immense gisement d’emplois qui s’ouvre devant nous si nous décidons enfin de lutter contre le dérèglement climatique.

 

Un Plan Climat pour protéger la planète et créer des emplois durables 

La gravité de la crise sanitaire et de la crise sociale ne peut nous faire oublier l’urgence climatique. Malgré la crise et l’accalmie conjoncturelle qu’elle permet, le CO2 dans l’atmosphère a progressé de 2,6 ppm en un an. Trois fois plus vite que dans les années 1960 !

Si l’on veut éviter le chaos climatique, le chantier est colossal : il faut isoler toutes nos maisons, nos écoles et nos fermes, développer massivement les transports et les énergies renouvelables, transformer l’agriculture... À l’échelle de la France, ce sont 900.000 emplois à créer selon l’ADEME. Des emplois utiles, durables et non délocalisables. C’est un gisement essentiel et nous nous battons, au niveau national comme au niveau européen, pour que le financement de ce chantier soit enfin une priorité.

La crise que nous traversons nous incite à nous recentrer sur l’essentiel. L’essentiel, c’est de permettre à tous de vivre dignement, ce qui suppose de lutter radicalement contre le chômage et la précarité. L’essentiel, c’est de permettre à chacun de vivre pleinement, ce qui suppose d’avoir du temps pour vivre et de « ne plus perdre sa vie à la gagner ». L’essentiel, c’est aussi de construire un nouvel équilibre dans nos temps de vie, nos relations aux autres, notre rapport à la fragile planète qui nous héberge.

 

Le « monde d’après » ne pourra pas se construire si nous restons prisonniers des tabous d’avant. En 2008, on a relancé l’économie sans la transformer. Il serait dramatique de faire la même erreur aujourd’hui. Il faut rompre avec les artifices idéologiques et apporter des réponses pragmatiques à la crise : seule la réduction du temps de travail adossée à une réelle ambition climatique peut nous permettre de préserver les emplois existants et d’en créer massivement de nouveaux.

 

 

[1] Trésor-éco du 20 nov. 2012 

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  • Jerome Plateau
    a marqué ceci D'accord 2020-07-05 08:16:04 +0200
  • Anne Labat
    a marqué ceci D'accord 2020-06-24 10:51:09 +0200
  • Pierre Darrouzet
    a fait un commentaire 2020-06-23 12:41:45 +0200
    Il est évident que la réduction du temps de travail est la mesure, sine qua non, à côté de nombreuses autres, qui permettra le travail pour tous. Jamais tout ce qu’on peut imaginer ne compensera les disparitions inévitables d’emplois et ne redonnera de l’emploi aux plus de 3 millions de chômeurs si une réduction massive (de l’ordre de 20%) du temps de travail n’est pas mise en place. Cette RTT pourra prendre diverses forme selon les métiers, les entreprises… et devra automatiquement être liée à 10% d’embauche sans perte de salaire net au moins pour les bas salaires (en dessous de 2.5 SMIC ?) parallèlement une baisse des cotisations sociales ( car moins de besoins) d’environ10% sera appliquée pour ne pas augmenter le coût du travail. Une telle RTT (massive) sera créatrice d’emploi dans les milieux de la culture des loisirs etc.
  • christophe chastenet
    a fait un commentaire 2020-06-22 16:27:09 +0200
    ayant moi même de grande difficulté a trouver un emploi , je suis pour , même s’il y aura surement encore beaucoup d’emploi qui me seront refuser de par ma couleur de peau ’’blanche’’ ou de par mes handicap physique , sa donne au moins une chance , et c’est ce dont on a besoin , une chance , une opportunité , le minimum quoi
  • christophe chastenet
    a marqué ceci D'accord 2020-06-22 16:27:09 +0200
  • Cyril Bécuwe
    a fait un commentaire 2020-06-22 14:44:48 +0200
    Il est vraiment temps de partager TRAVAIL ,mais aussi RICHESSE ,CULTURE et EDUCATION
  • Cyril Bécuwe
    a marqué ceci D'accord 2020-06-22 14:44:48 +0200
  • Michel Rostaing
    a fait un commentaire 2020-06-22 13:54:34 +0200
    Je pense qu’une perception nouvelle du travail doit comporter une grande flexibilite pour l’employe comme pour l’employeur, les deux etant encadres de facon a limiter les abus tels que les contrats a zero heures ou les horaires fragmentes. Pour que l’employe puisse compter sur son salaire, l’employeur doit pouvoir compter sur la prestation de son employe.
    A certains moments de leur vie certains employes peuvent souhaiter travailler plus longtemps et a d’autres moins.
    Un des sujets de la croissance verte devrait etre la reduction du temps de trajet travail, ce qui implique de repenser la ville comme les conditions d’emploi. Comment degager du centre ville les emplois tertiaires a forte remuneration afin de mieux repartir geographiquemet le prix de l’habitat ?
    Il faut aussi reflechir a l’emploi des emigres en attente de regularisation de facon a alleger leur souffance et a leur fournir des conditions de survie decentes.
  • Michel Rostaing
    a marqué ceci Pas d'accord 2020-06-22 13:54:34 +0200
  • Micheline Richard
    a fait un commentaire 2020-06-22 10:47:07 +0200
    Pour aller vers le Revenu Universel et non pas le Revenu de Base, il convient de réduire le temps de travail effectivement. Il convient de laver les consciences de ce diktat : “tu travailleras à la sueur de ton front” , de dissocier l’idée de satisfaire ses besoins élémentaires et quelque peu au-delà et la nécessité de travailler pour l’obtenir….. La machine à vapeur a au XIXème siècle envoyé les chevaux à d’autres missions sur les champ de courses ou comme animal de loisirs. Aujourd’hui, avec l’accélération de la réalisation industrielle par la machine et l’accélération des applications de l’Intelligence artificielle qui renvoient l’homme à l’inactivité, au chômage et à une dégradation de l’estime qu’il a de lui-même, il convient de prélever un pourcentage sur la masse financière boursière pour financer le revenu de base…. Ben oui, il y a longtemps que ceux qui vivent de cela et s’enrichissent sur le dos de ceux qui travaillent ont compris que LE TRAVAIL C’EST FINI ! A partir de là, on pourra peut-être penser à produire mieux et au profit du plus grand nombre. Certains parlent encore d’UTOPIE, c’est ce que ma grand’mère née en 1900 disait à ma mère qui pensait qu’un jour on irait sur la lune.
  • Micheline Richard
    a marqué ceci D'accord 2020-06-22 10:47:07 +0200
  • Michèle Duclos
    a fait un commentaire 2020-06-22 09:08:58 +0200
    Dans les grandes entreprises, y compris dans la fonction publique, la mise en place des 35 h n’a pas été génératrice d’emplois, les socialistes au pouvoir à l’époque ayant choisi de laisser la place aux OS pour la négociation. Dans mon entreprise, la SOCIETE GENERALE, l’égoisme a prévalu, les organisations syndicales ayant choisi de privilégier des congés supplémentaires (RTT) , l’augmentation des effectifs ne s’est non seulement pas faite, mais la mise en place dee 18 à 20 jours de congés supplémentaires par an a généré des gains de productivité dont le retour n’a bénéficié à personne d’autre qu’aux actionnaires.
    Dans la Société d’HLM (moins de 200 salariés à l’époque), dans laquelle travaillait mon mari, représentant CFDT, les OS ont négocié 8 embauches avec en contrepartie le gel des salaires pendant 2 ans avec la mise en place des 35 h.
    Alors non ! je ne suis pas favorable à la réduction du temps de travail. La baisse du chômage doit passer par l’accompagnement des créations d’entreprises dans le domaine des énergies renouvelables et de l’écologie. Et ce n’est pas gagné. L’expérience que nous venons de vivre avec le COVID 19 n’a malheureusement servi à rien. Localement, RYANAIR envisage de faire passer le nombre de ses vols à 20 par jour sur l’aéroport de Mérignac, soutenu, toujours pour des raisons électoralistes sous prétexte d’avancée économique, par le Maire de Mérignac, le conseil départemental de la Gironde et la région . Sous prétexte de créations d’emplois, qui ne profiteront d’ailleurs pas aux demandeurs d’emploi non qualifiés (les plus nombreux), on encourage les fabricants de pollutions. Je sais de quoi je parle, car j’habite LE HAILLAN à 5 mn de l’aéroport de Mérignac juste sous les couloirs aériens. En février avant le COVID nous en étions à 1 avion toutes les 1 mn 30 toutes compagnies confondues. J’observe que les politiques proposées par les partis politiques sont détournées par certains élus de ces mêmes partis et qu’il y a donc un fossé énorme entre ce qui est décidé et les réalités du terrain.
    Notre Maire, ancienne du PS a rejoint Génération S avant la fin de son précédent mandat , ce que je n’ai pas encore digéré, mais je commence à me demander si elle n’a pas eu raison, finalement.
  • Michèle Duclos
    a marqué ceci Pas d'accord 2020-06-22 09:08:58 +0200
  • Simon Foureau
    a fait un commentaire 2020-06-21 21:27:22 +0200
    En vue de la constante hausse de la productivité il est tout à fait normal d’envisager une réduction du temps de travail.
    Par ailleurs en envisageant la réduction du temps de travail en risque d’un licenciement conséquent, il faut veiller à une création d’emploi.
    Ou bien pourquoi pas envisager une flexibilisation du marché du travail, en assurant des aides allant en adéquation avec ce système flexible, en clair ne pas envisager de passer des réformes de l’assurance chômage comme c’est le cas avec le gouvernement, mais au contraire considérer un modèle de flexicurité, de la manière du Danemark, et de plus mettre l’accent sur la formation.
  • Simon Foureau
    a marqué ceci D'accord 2020-06-21 21:27:21 +0200
  • Denise Greslard Nédélec
    a fait un commentaire 2020-06-21 20:11:47 +0200
    Cela fait longtemps que je milite pour la semaine de 32h ….. alors que la plupart des salariés travaillent encore 39, voire plus de 40h. Et à propos de la réforme des35h: si elle n’a pas bien fonctionné, c’est parce qu’elle n’est pas allée à son terme ( en obligation de création d’emplois)
    VP du Département de la Gironde en charge de l’insertion et du RSA, je me suis beaucoup intéressée à ce que le non- travail et le sur-travail provoquent: dépression d’un côté, burn-out de l’autre, avec des coûts humains et financiers énormes. Quel gâchis!….. Alors soyons ambitieux pour tous: oui à la réduction de temps au travail pour d’une part un partage de la tâche et ensuite pour avoir du temps à faire d’autres activités, tout aussi importantes pour construire une société de bien-être et de justice. Et oui à la création d’emplois dans la transition écologique et dans les services. Les besoins sont énormes.
  • Carine Vignal
    a fait un commentaire 2020-06-21 20:09:23 +0200
    Je suis assez d’accord avec cette possibilité,Stéphane Hessel avait déjà abordé le sujet.La réduction du temps de travail permet de soulager les uns et de faire rentrer les autres sur le marché de l’emploi.C.
  • Carine Vignal
    a marqué ceci D'accord 2020-06-21 20:09:23 +0200
  • Emmanuel Souilhé
    a marqué ceci Mitigé 2020-06-21 18:23:58 +0200
  • jean-paul cressy
    a fait un commentaire 2020-06-21 18:19:03 +0200
    je suis mitigé sur cette proposition non dans l’absolu mais suite à une très longue expérience syndicale et notamment dans les années 1980/2000 où j’ai eu à négocier cette disposition dans l’entreprise.

    En préambule, il est clair qu’elle doit rester une possibilité ouverte à la négociation dans l’entreprise et adaptée dans ses modalités par un accord. Celui-ci définira les modalités organisationnelles et financières ainsi que la durée de la mesure notamment si elle se situe dans une perspective de sauvegarde de l’emploi….

    Sa mise en oeuvre généralisée est beaucoup plus compliquée et pas seulement parce que le patronat la refuse. L’idée n’est pas acceptée de fait par les salariés non plus pour plusieurs raisons dont notamment :
    - la réduction de temps de travail génère souvent un accroissement de la charge de travail qui détériore les conditions de travail.
    - il existe un équilibre entre durée hebdomadaire du travail et son intérêt. C’est surement un peu psychologique mais les salariés sont en général intéressés à la réalisation d’un travail “bien fait” dont ils sont fiers, et il me semble que 35h par semaine soit un bon compromis. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, réduire cette durée dégrade cette perception !
    - travailler c’est aussi un acte de reconnaissance, il faut que celui soit valoriser pécuniairement mais pas seulement. Il faut favoriser la valorisation et le savoir faire. Les mois de confinement que nous venons de vivre ont justement mis en avant l’utilité du travail de nombreux salariés restant habituellement dans l’ombre. c’est un acte sociétal fort dont le Parti Socialiste doit absolument saisir !
    L’enjeu n’est certainement pas de travailler plus comme le soutient la droite avec un petit de relent d’esclavagisme qui reste bien ancré dans la tête de certains qui se considèrent comme des dominants de droit. L’esprit de classe dominante existe toujours.
    La question de l’emploi reste une préoccupation essentielle et le Parti Socialiste se doit s’inscrire pleinement dans le débat de société sur l’organisation de l’économie et la construction d’un système autre que le capitalisme sauvage (sans se retourner vers le socialisme étatique). Il ne faut toutefois pas la substituer à la nécessité de concevoir des propositions politiques qui permettent de développer un travail de qualité qui aura une raisonnante importante positive sur les rapports des individus entre eux et donc sur la construction d’une société apaisée plus solidaire.
  • jean-paul cressy
    a marqué ceci Mitigé 2020-06-21 18:19:03 +0200
  • Gerard Huillery
    a fait un commentaire 2020-06-21 16:24:44 +0200
    La réduction du temps de travail est une bonne perspective. La difficulté est d’en bien organiser les modalités de mise en œuvre y compris en renforçant à nouveau la capacité négociation dans les branches des syndicats.
  • Gerard Huillery
    a marqué ceci Mitigé 2020-06-21 16:24:44 +0200
  • Françoise Goutant-Greffe
    a fait un commentaire 2020-06-21 16:23:34 +0200
    Il faut vraiment changer de logiciel. Osons!
  • Jean-Claude Giblin
    a fait un commentaire 2020-06-21 15:21:03 +0200
    Le passage aux 35 heures a donné de la qualité de vie a beaucoup de salariés et à leur famille, mais n’a pas créé beaucoup d’emplois (250.000 créés ?) selon de multiples études ; de plus selon tous les médecins que je connais cela a désorganisé les hôpitaux. Ne récidivons pas !
  • Jean-Claude Giblin
    a marqué ceci Pas d'accord 2020-06-21 15:21:03 +0200
  • Joel Morra
    a fait un commentaire 2020-06-21 13:37:05 +0200
    La réduction du temps de travail doit profiter a tous les salariés. Il faut repenser nos modes de vies, moins de travail, plus de loisirs.
  • Joel Morra
    a marqué ceci D'accord 2020-06-21 13:37:05 +0200
  • Jean-Jacques Azous
    a fait un commentaire 2020-06-21 12:25:31 +0200
    Entièrement d’accord avec ces propositions qui collent parfaitement avec les valeurs du Parti Socialiste.
  • Jean-Jacques Azous
    a marqué ceci D'accord 2020-06-21 12:25:31 +0200