Contribution

Un virus révélateur des vrais valeurs. Que le plus petit être vivant de la création sème la terreur dans l’espèce animale qui se croyait maîtresse du monde , quelle remise en cause de nôtre arrogance. D’autres l’ont parfaitement dit, avec bien plus d’humour. L’État n’est pas la solution mais le problème . C’est sur ce dogme imposé par Reagan et Thatcher et tous les dirigeants qui ont dérégulé à tour de bras, baissé les impôts des plus riches (ras le bol fiscal!), baissé les salaires ,amputé les Etats de leurs moyens qu’arrive la catastrophe sanitaire , sociale et économique. Et, aujourd’hui, les premiers à appeler au secours pour éviter l’effondrement de l’économie sont ceux là mêmes qui refusaient leur participation à l’impôt progressif en « optimisant » , en fraudant , en réfugiant leur fortune dans les paradis fiscaux, en baissant les cotisations sociales et en pesant contre les salaires . Mais où sont les premiers de cordée, les traders, les actionnaires/rentiers, nos prétendus sauveurs, ceux qui étaient reçus en chefs d’états au château de Versailles. Leur inutilité sociale est éclatante. Il n’y a pas assez de masques commandés bien tard, pas assez de tests, pas assez de soignants et de personnel ... Des gens meurent de la cupidité des puissants. Seront-ils accusés et jugés ? L’idéologie de l’individualisme, de l’égoïsme, du chacun pour soit vole en éclats. Nous sommes interdépendants, pour protéger les autres nous devons nous protéger et ceci est réciproque. Le collectif, notion si décriée, est la seule protection de l’individu . Et l’on redécouvre une autre notion méprisée : l’utilité sociale . La pandémie révèle ceux qui sont indispensables au fonctionnement de la société : les soignants en première ligne, les autres personnels de l’hôpital, mais aussi les caissières, les éboueurs, les chauffeurs, les paysans, les enseignants,…. tous les services publics et ceux de l’énergie. Tous ceux qui hier encore étaient méprisés voire tabassés quand ils osaient se plaindre et réclamer une meilleure société au service du plus grand nombre. L’économie valait alors plus que la vie humaine. A vous de faire l’inventaire des inutiles voire des nuisibles. Souvenez-vous, dès qu’il fallait quatre sous pour les pauvres il s’agissait d’un « pognon de dingue », notre Président déclarait qu’il n’était pas le père noël et là , miracle, voilà le super père noël. Les milliards coulent à flot pour sauver ce qui peut l’être de notre économie. Je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire, je suis incompétent mais je demande que l’on regarde de près où va finir tout cet argent. A ceux qui en ont vraiment besoin pour survivre ? A ceux qui vont encore en profiter pour s’enrichir encore plus comme après l’escroquerie bancaire de 2008 ?. Enfin qui va payer ? Car il faudra bien payer un jour. Avez-vous remarqué que cette question est toujours posée quand il s’agit d’aider les pauvres et jamais pour les cadeaux fiscaux aux riches et aux patrons. Certains évoquent F Roosevelt et son imposition à 90 % des plus hauts revenus, ce qui avait sorti l’Amérique de la crise. Bien sûr qu’il faudrait faire payer les riches sur leurs revenus et leur patrimoine. Mais ne croyez pas qu’ils se laisseront faire, et ils sont très puissants. Le virus du bien commun ne les aura pas atteint, pas de miracle à attendre. Et n’oubliez pas qu’avec la mondialisation ils ont mis en place toute une législation qui les protège, qui leur permet d’un clique de déplacer leur fortune n’importe où. La bataille s’annonce terrible. Elle n’est pas perdue d’avance mais il faut, pour avoir une chance de ne pas la perdre que tous les utiles prennent conscience de leur existence, de leur puissance s’ils s’unissent contre les inutiles prédateurs.

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