Diviser par 2 toutes les classes REP du public. PAS DU PRIVÉ.

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  • Véronique Ezratty
    a fait un commentaire 2020-06-06 10:23:49 +0200
    La question du nombre d’élèves par classe dans les niveaux de l’école du socle est une question majeure, sur laquelle la France est d’une grande hypocrisie. L’intervention de maîtres surnuméraires change légèrement les équilibres.
    Seuil 1 – celui de la dynamique de classe. Cela est contre-productif de descendre au-dessous de 16 élèves car à ce niveau l’enseignant peut avoir une attention à chaque élève et c’est le nombre minimum de construire une dynamique de groupe. Donc, ce n’est pas bénéfique de passer de 16 à 12. Avec les mêmes moyens, il faut mieux des classes à 16 et des maîtres surnuméraires pour aider à l’apprentissage des mécanismes fondamentaux.
    Seuil 2 – le temps nécessaires d’aider chaque élève. L’enseignant a des moments où il transmet en s’appuyant sur la dynamique et des temps où il a une attention pour les difficultés particulières des élèves. Ce temps dépend des difficultés des élèves, s’il y a ou non des porteurs de handicaps. Ce seuil est 16-20 en CP ou CE1, 20-24 dans toute l’école du socle. (ensuite les classes sont moins hétérogènes). Les enfants en grande difficulté, nécessitent des maîtres surnuméraires.
    Seuil 3 – l’ingérabilité de la classe. il y a un nombre d’élèves au-dessus duquel l’enseignant doit prendre du temps et de la charge mentale pour des actions de discipline. Il est entre 26-30 élèves en fonction du contexte. Dans ce cas, la capacité à faire cours et réduite et l’aide au plus en difficultés est impossible.
    En France, sauf pour les classe de l’opération CP à 12, les classes sont au-delà du seuil d’ingérabilité. Pour l’intérêt des enfants et du pays, c’est une stupidité.