La France dans le monde de demain

Raison, liberté et féminisme Françaises, Français, Femmes et Hommes de bonne volonté, en France, en Europe et partout dans le monde, En ces temps devenus difficiles, contraints pour une juste cause mais aussi psychogènes et anxiogènes, mes chers compatriotes, mais aussi sœurs et frères de la grande famille humaine, partout de par le vaste monde, soyons solidaires les uns des autres, tout en ayant confiance en nos gouvernants, nos autorités et nos soignants ! Nous vivons l’épreuve mondiale de l’épidémie covid-19 avec son lot de morts et de souffrances et au mieux celle d’un sain confinement qui nous protège du pire. Mais gardons au cœur l’essence de nos valeurs républicaines : Liberté, Egalité, Fraternité, pour nous, mais valable aussi pour les habitants de notre continent et de la planète. Au pire, au grand pire, cette épidémie ferait en France, soixante-dix mille morts, ce qui représenterait 0,1 % de notre population : beaucoup trop, exagérément trop pour les victimes innocentes, leurs proches, la nation et l’humanité. Mais il y a chaque année sept cent mille décès dans notre pays (1% de la population) causés outre par les causes naturelles du vieillissement, par des maladies graves et douloureuses (cancer, sida, maladies rares, tabagisme, alcoolisme), des accidents, des violences notamment conjugales : les féminicides. Heureusement, il y a aussi tout autant, un peu plus de naissances avec un taux de natalité en baisse depuis quelques années, qu’il faudra songer à redynamiser, après ce choc pandémique, pour redonner jeunesse, espoir, vitalité à notre beau pays. De plus, grâce au progrès scientifique, médical et technique, à l’internationalisation des échanges, niveau et espérance de vie s’accroissent régulièrement. Non, au repli identitaire ! Non au repli national, aux guerres de brevets médicaux entre pays ! Non à une économie de guerre ! Non à la fermeture des frontières ! Non à la restriction des libertés et de la démocratie ! Non à l'égoïsme ! Oui à la science avec conscience ! Oui au progrès ! Oui à la liberté ! Oui à l'égalité et à la fraternité ! Oui à la solidarité ! Oui à la coopération nationale, européenne et internationale dans la recherche, la santé, la culture et l'économie ! Oui à l'enfance, à jeunesse, à la joie et à l’optimisme ! Oui à l'ouverture des frontières, aux voyages, aux migrations librement consenties ! Oui au partage des richesses ! Oui à l'écologie ! Oui au féminisme ! L'humanité peut-elle vivre sous cloche, confinée pendant plus de soixante-dix jours, sous peine de la condamner à des maux bien pires : isolement, oisiveté, alcoolisme, violences conjugales et parentales, perte du lien social, précarité, isolement, dépression, troubles psychiques divers, creusement des inégalités d'éducation, absence des services minimaux, des soins à la personne, crise paroxystique économique et sociale sans précédent, délitement de la sociabilité et de la solidarité, bien d'autres maladies et morts pour d'autres raisons, abandon des plus faibles, des handicapés, des personnes âgées laissés à eux-mêmes, déréliction des valeurs les plus essentielles du lien national et d'autres valeurs essentielles à l'humanité, culturelles, sportives mais aussi celles cultuelles des grands rites religieux. Le confinement décrété le 16 Mars 2020, durci depuis le 23 Mars 2020 et prorogé jusqu’au 15 Avril 2020 : 1. ne doit plus se durcir. Nos concitoyens sont intelligents, très intelligents : ils ont tous compris le danger et respectent la loi qu’exige la situation d’urgence sanitaire, 2. ne devra pas se prolonger à l'excès dans la durée, une fois le pic de l’épidémie surmonté, 3. devra évoluer progressivement vers plus de souplesse, pour aller travailler dans tous les domaines et pas seulement ceux actuellement dits de première nécessité : un sportif doit pouvoir s'entraîner, un artiste créer dans son atelier, un restaurateur cuisiner quitte à livrer ses plats, des concerts doivent pouvoir se jouer, les théâtres, les librairies, les bibliothèques, les musées, les écoles, les collèges, les lycées, les universités les centres sociaux doivent rouvrir, l’agriculture doit être dynamisée et aidée, les chantiers redémarrer, les usines fonctionner, tout en conservant gestes barrière et d'autres mesures hygiéniques de précaution à préconiser, au fur et à mesure de nos progrès dans la connaissance de la transmission du virus. Si nécessaire, constituons sans tarder une armée médicale et sanitaire de réserve en faisant appel aux bénévoles, continuons à construire sans tarder des hôpitaux de campagne avec nos valeureux militaires, installons des lits dans des gymnases ou des salles publiques réquisitionnés à cet effet. Le transfert des malades vers les hôpitaux moins saturés est une excellente mesure. Amplifions-le ! Généralisons les tests. Hâtons la coopération nationale, européenne et mondiale sur les traitements et les vaccins. Des traitements prometteurs émergent sur le territoire, notamment à l’institut hospitalouniversitaire (IHU) de Marseille, spécialisé dans les maladies infectieuses et avec lequel collaborent entre autres, l’institut Mérieux de Lyon et l’Inserm Paris VI. Cette structure a été financée par le Programme extrabudgétaire des investissements d’avenir (PIA), dont l’initiative revient en 2007 au Président Sarkozy, suite à la proposition conjointe de Juppé et Rocard de lancement d’un grand emprunt pour favoriser la recherche et rattraper notre retard d'investissement par rapport aux grands leaders mondiaux de l'innovation. Hollande a prorogé le PIA en PIA 2 et Macron en PIA 3. Prolongeons donc le conventionnement de l’IHU Méditerranée arrivé à échéance, en fin d’année dernière et finançons le ainsi que ses partenaires nationaux. Mais, il faut également hâter la coopération européenne. L'Allemagne semble en pointe sur le dépistage et les soins. Si elle, le veut bien, qu'elle nous fasse partager ses acquis. Aidons nos amis italiens et espagnols et au-delà les pays les plus touchés, notamment en Afrique. Ne perdons pas de vue l'idéal européen, au contraire renforçons le en construisant le nouvel Airbus médical avec des stocks stratégiques de médicaments, de masques et d’autres matériels de base, des appareils de pointe, aujourd’hui des respirateurs, demain des scanners, d’autres machines basées sur les technologies de résonance magnétique, nucléaire ou basées sur le nano-monde. Pour l’heure dans l’urgence, profitons des leçons de la Chine, qui a réussi à juguler l'épidémie mais avec le strict respect de notre ADN français, républicain et européen. Observons ce que fait le Président Trump qui réquisitionne Général Motors pour fabriquer des respirateurs. Faisons de même avec nos industries, à l’arrêt actuellement. C'est le moment choisi pour approfondir et renforcer l’Union Européenne. Nous français, européens et l'humanité entière doivent sortir renforcés de la première guerre mondiale du vingt et unième siècle contre un ennemi d’autant plus terrible, que nous avons peine à l’identifier et donc à le combattre. Pour juguler le virus et élaborer le vaccin, respectons néanmoins la démarche hypothéticodéductive de la science avec des essais préalables sur des animaux de laboratoire mais là aussi sans souffrances inutiles. Ces protocoles rigoureusement scientifiques devront se concevoir et s’exécuter demain, dans quelques mois, une fois la première vague d'épidémie passée, sous la gouvernance mondiale d'un haut conseil scientifique mondial covid-19 rattaché à l'OMS et l'ONU, avec gratuité de l'utilisation des brevets, pour tous les pays. Françaises, Français, mes chers compatriotes, malgré la dureté de ce virus invisible, très contagieux et mortel mais à un taux bien qu'inacceptable, insupportable, relativement faible (3% en France, 0,3% en Allemagne), ne laissons pas altérer nos principes républicains et démocratiques. Notre glorieuse histoire est jalonnée du succès sur toutes sortes de calamités : disettes, catastrophes naturelles, guerres, terrorisme, maladies, épidémies. Sachons néanmoins et toujours, en ce temps provisoire de confinement, faire vivre intérieurement et extérieurement par les moyens modernes de communication, notre devise républicaine et notamment le principe maître de Liberté dont dépendent les deux autres. Liberté, sans cesse, j'écris ton nom ! Liberté, toujours je chérirai tes dons : égalité et fraternité ! Femmes et Hommes de toute l'humanité, unissons-nous contre les maladies de tous ordres et tous les maux sociaux, économiques et surtout moraux ! Que la crise actuelle, soit l'occasion d'une prise de conscience planétaire de notre devenir commun et de la nécessité d'une coopération et solidarité accrues dans tous les domaines pour juguler le péril actuel et sans doute d'autres de plus en plus systémiques. Déjà la crise mondiale financière de 2008, et avant elle, les attentats du 11 Septembre 2001 nous avaient fait connaître la face sombre de ce nouveau siècle : nous vivons dans un village planétaire, interconnecté, où tous les humains et la nature, jusqu’aux bactéries sont indissolublement liés et où une affection, une lésion sur un élément, un organe se propage instantanément sur l’ensemble du système, du corps. Cette pandémie n’est pas sans précédent. En 1958, la grippe asiatique avait fait sur notre territoire près de cent mille morts. Plus loin, en 1914, la grippe espagnole fit cette fois-ci près d’un million de victimes en France. Dans des temps plus reculés, la peste et le choléra pouvaient décimer le quart de la population. Cette crise nous rappelle notre vulnérabilité. Il est inutile de rechercher des responsabilités. Il est en effet, impossible dans un monde si complexe et inter-relié de tout anticiper, de tout prévoir. Un péril en chasse un autre. Sachons dans chaque spécificité de situation, faire face avec raison, lucidité et vigilance. L’hominisation depuis ses débuts, jusqu’à aujourd'hui est menacée par au moins huit grandes catégories de maux : - catastrophes naturelles et cosmiques, - guerres, racisme, antisémitisme, xénophobie, homophobie, exclusion, terrorisme et violences notamment conjugales, parentales, maltraitances ou incestes, - famines, disettes, malnutrition, mal-logement, - privation de libertés, - absence d’éducation, d’hygiène ou de soins, - inégalités économiques, sociales, éducatives et culturelles, - absence d’un système providentiel, de solidarité en cas de grave accident de la vie, - maladies de toutes sortes, dont certaines douloureuses et fulgurantes telle le covid-19 qui frappe le genre humain dans cette fin de deuxième décennie du troisième millénaire. Face à cette pandémie, le confinement est une mesure très sage, bien que difficile à adopter pour nous, peuple latin. Elle évite le pire. Mais sachons que quand la situation sanitaire sera moins tendue, nous ne serons pas pour autant seulement rendus à la seule joie des retrouvailles et du divertissement collectif. Il faudra au contraire beaucoup de courage, d’énergie, de volonté, de travail et une énorme solidarité pour reconstruire et revitaliser le pays, sur des bases très nécessairement différentes où il faudra plus que jamais promouvoir respect et bienveillance avec la nature ainsi que promotion de la place de la femme avec son strict respect et un extrême volontarisme de la Nation pour son émancipation complète. Il faudra même aller très largement au delà de la parité, féminiser quasi-complètement le pouvoir politique, pour compenser les inégalités des millénaires précédents. Nécessairement et fort logiquement notre monde sera rendu plus sûr, plus juste et pacifique. Ce sera également l'occasion de veiller à une plus juste redistribution des fruits de l'effort collectif et au renforcement de l'égalité dans tous les domaines : éducatif, culturel, économique et social. Ce sera l'opportunité de redéfinir fraternellement la place de notre pays dans le monde et certainement pas de jeter le bébé avec l'eau du bain. Car un monde où il est possible de voyager, d’échanger est une chance, une très grande chance. Il nous permet le dialogue avec de nombreuses civilisations et cultures. Il nous permet métissage, partage et accroissement global de notre niveau de vie, même s’il reste des inégalités trop nombreuses et encore trop de fléaux pour tout un pan de l’humanité, qu’il conviendra demain de mieux aider à attraper le train du bien-être matériel, de l’éducation et du progrès culturel et technique. Ne restons pas chez nous, pour l'instant dans nos têtes, nos pensées et communiquons avec proches et moins proches, par les moyens numériques modernes. Quand il en sera décidé par nos gouvernants et nos soignants très avisés et extrêmement responsables, nous pourrons très progressivement et avec quelle joie rapprocher nos corps sur des distances plus fraternelles, avant dans un horizon plus éloigné mais, avec une grande garantie sanitaire et médicale, nous serrer la main ou nous faire une discrète mais ô combien précieuse bise. Continuons à voyager, et échanger, en harmonie et paix, amicalement, solidairement et fraternellement, pour l'instant intérieurement, virtuellement et demain, prochainement, nous l’espérons, toutes et tous, physiquement ! N'ayons pas peur ! Ayons confiance en nous, en notre destin, en l’avenir ! Vive la France ! Vive la République ! André Jacques GUIDI , le 31 Mars 2020, à Paris Ingénieur de recherche en informatique et statistiques, au service des systèmes d'information et des statistiques du Ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation Membre du Parti Socialiste, section Paris 18ème, Suzanne Buisson Militant pacifiste et féministe

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