Le coup d'après ou quand les libéraux convoquent de façon éhontée les solidarit

« Ce que révèle cette pandémie, c'est qu'il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché ». Et oui, il l'a dit et ce n'est pas le dangereux bolchévik révolutionnaire Lénine. Non, c'est un pur produit du néo-libéralisme, le président Macron. L'archétype même de ce système, un homme façonné et propulsé au premier plan par une kyrielle de ses amis du CAC 40, nous parle de « la folie de déléguer notre cadre de vie à d'autre ».

On se pince, on ravale sa salive, on tapote sur sa radio ou télévision mais non.. c'est bien ça.

Après donc des dizaines de réformes ayant mis à genou l’hôpital public (étalées sur 20 ans), des mois de mouvements de grève, de mobilisations en tous genres, des démissions en nombre de chefs de services, des signaux d'alarme tirés de toutes parts et une pandémie ravageuse, « notre » Emmanuel se réveille : bel effort de conversion….

Suite à ce terrible épisode sanitaire, que va t-on nous proposer pour remettre sur de bons rails nos biens et services communs si indispensables à toutes et tous ? un antidote ? Pas si sûr. On prépare déjà le terrain : « crise économique pire que 2008 voire 1929 ! »

Les gouvernants ne se renient pas si facilement. Lorsque, pendant des décennies, vos décisions politiques n'ont été motivées que par un seul objectif de réduction des dépenses publiques avec, en point de mire, la financiarisation de l’économie, le changement de mentalité, voire de paradigme, paraît presque inaccessible.

Demain, les mêmes, comme une injonction, et sans complexes, nous assènerons : « il faut maintenant renflouer les caisses des grands comptes et des banques ». 

Déjà, on prépare le coup d'après, le retour à l'ordre établi, celui qui prévaut depuis des lustres. On prépare le terrain. On détricote le droits du travail, on promulgue lois et décrets liberticides, on envoie en premières lignes toujours les mêmes fantassins et on leur serre, frauduleusement : SO-LI-DA-RI-TE !. Si vous êtes un peu revêche, on peut même vous montrer du doigt : «  comment ça, tu ne participes pas à l'effort de guerre ? »

Les optimistes béats (que nous avons parfois envie d'être comme pour caresser un rêve, un idéal) doivent se préserver en regardant l'histoire : un éternel recommencement puisqu'elle est écrite par les mêmes.

Cependant, le monde syndical, associatif, politique, citoyen doit aussi fourbir ses armes, se mettre en position de combat. Les faits sont aujourd’hui là, ténus. Prenons tous ensemble acte et créons une solidarité sincère et porteuse de changement. L'idéal : parler d'une seule voix. En face, ils ont soudé. Se rassembler est un impératif. La politique est rapport de force ET BATAILLE D'OPINION. Ayons de la mémoire, soyons Collectif et prenons date. Gardons, bien entendu, à l'esprit que les loups n'hibernent jamais…. 

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