Pour une revalorisation de ceux qui font la Culture

La Culture, au travers des compagnies de théâtre, des groupes de musique, des scénaristes, des chanteurs, des cadreurs... transmet des valeurs, nécessaires à notre cohésion et à notre esprit humaniste. Sans les intermittents, il n'y aurait pas de Culture, et surtout en milieu rural et dans nos quartiers. Je souhaiterais réformer l'intermittence, avec davantage de confiance et de respect à leur égard. Je propose que la réactualisation à Pôle Emploi se fasse tous les trimestres, avec une revalorisation des indemnités perçues. Le nombre de dates, 43, sur une durée donnée d'environ 10 mois, pour continuer à bénéficier des droits, serait ramenée 35 sur 10 mois. Désormais, rentreraient dans ce nombre de dates, les ateliers, les séances de cours...,, dans les écoles, dans les associations, dans les MJC... Ces dernières prestations seraient considérées, comme de l'intermittence. Outre la révision du calcul des droits, plus avantageuse, pour les intermittents, quelque soit leur métier, ayant un nombre de cachets réduit, ne pouvant donner lieu au maintien des droits, après transmission aux services concernés, des traces des efforts octroyés pour avoir davantage de dates, une aide serait délivrée par l'Etat, via un fonds spécial, qui serait alimentée par une taxe prélevée sur les artistes, percevant plus de 450 000 euros de cachets par an. Aujourd'hui, trop d'intermittents sont obligés de demander le RSA, alors qu'ils travaillent, partagent leur Art... Cette situation est intolérable. Au travers d'aides d'un fonds spécial du Ministère de la Culture, suite à un travail local des DRAC, les intermittents devraient percevoir au moins le SMIC. Vive la Culture!

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  • Frédéric Chevreux
    a fait un commentaire 2020-05-21 10:42:53 +0200
    Cher camarade,

    Etant moi-même professionnel de la culture, je crois que la réforme de l’intermittence devrait être plus courageuse que cela, notamment en scindant ce régime en fonction de certains secteurs.
    Les groupes de presse, les groupes audiovisuels et les producteurs puissants du cinéma profitent insidieusement de ce régime au détriment de ce que nous pourrions appeler les “intermittents du spectacle vivant” .
    Les ressources du spectacle vivant reposent majoritairement sur des subventions publiques (en constante baisse), ce qui contraint incontestablement de nombreux intermittents. Ceci étant, soulignons avec franchise le rôle contreproductif de ces salarié.e.s “permittent.e.s” qui se versent des salaires réguliers chaque mois via leurs compagnies, souvent au détriment de leurs quelques salarié.e.s employé.e.s au régime générale qui travaillent souvent sans compter leurs heures, et qui grèvent ainsi l’économie des compagnies (puisque le régime intermittent est plus couteux en charges).
    En effet cette pratique leur permet de toucher du chômage “intermittent” ainsi que les rentes des Congés Spectacles, ce qui a toujours été pour moi une pratique scandaleuse, sinon honteuse couplé à un esprit égoïste…
    Lorsque je l’ai dénoncé pour un artiste (aujourd’hui bien connu et programmé par les grandes scènes subventionnées parisiennes) et pour lequel je travaillais, j’ai été licencié et cet artiste à employer son temps à me nuire dans les réseaux professionnels… Par conséquent, il me semble tout simplement urgent de repenser le système de l’intermittence afin de réduire ses dérives.
  • Frédéric Chevreux
    a marqué ceci Pas d'accord 2020-05-21 10:42:52 +0200
  • Didier Quet
    a publié cette page sur À vous la parole ! 2020-05-08 11:31:29 +0200