Pour une autre politique de santé publique

Le fonctionnement de l’hôpital public doit être complètement revu : le raisonnement purement économique doit être abandonné et avec lui la tarification à l’acte. L’hôpital public est un service public au service de la population et ne doit donc pas être considéré comme une entreprise avec des critères de rentabilité. Les moyens financiers et matériels doivent être alloués aux établissements publics de santé (hôpitaux et Ehpad) pour qu’ils aient les moyens d’assumer leur tâche première : prendre soin des malades. Les salaires des personnels de santé doivent être réévalués pour être motivants et attirer les jeunes vers ces métiers. Une attention particulière doit être accordées aux zones frontalières pour éviter la fuite des soignants formés en France mais attirés par de meilleures conditions salariales et de travail dans les pays frontaliers. Une réforme des pratiques doit être mise en œuvre pour faciliter au maximum les soins et traitements à domicile (HAD) dans un cadre familial plus rassurant que le milieu hospitalier De plus cela libèrerait le personnel des hôpitaux d’une charge de travail importante et couterait moins cher à l’hôpital public. La réforme du système de santé doit inclure une réforme profonde des ARS qui ont montré leur incapacité à gérer la situation, tant elles sont déconnectées de la réalité. Elles doivent être moins éloignées des établissements qu’elles doivent « gérer », moins administratives et plus efficaces. Leur mission ne doit pas se limiter à une gestion administrative et financière des établissements publics comme c’est malheureusement le cas actuellement. Elles doivent avoir un rôle primordial dans la coopération entre la médecine de ville, les hôpitaux publics et les établissements privés, notamment en cas de crise sanitaire. L’épidémie de Coronavirus a mis en évidence de nombreuses lacunes du système du santé Français. La France doit se doter d’un plan ORSEC-Santé (organisation des secours) comme elle en a un pour les catastrophes naturelles et en cas d’accident radiologique ou nucléaire Si la France était en guerre contre le virus, elle aurait dû avoir une économie de guerre permettant au pays de fabriquer en urgence le matériel de protection et de soins nécessaires à la population. Si, nous avions été en guerre contre un autre pays notre industrie aurait fabriqué des armes et des munitions. Dans le cas d’une épidémie comme actuellement ou dans le cas d’un attentat biologique ou d’une nouvelle épidémie, les mesures doivent être prises pour que notre industrie fabrique le matériel nécessaire pour protéger la population et la soigner. Des mesures doivent être prises pour réduire dans un premier temps, mais supprimer à plus long terme mettre fin à notre dépendance de pays tiers pour notre approvisionnement en médicaments et matériel médical. La solution est sans doute à rechercher au niveau de l’Europe et ainsi participer à lui redonner du sens. Dans le même esprit, il doit être pris des mesures, comme la nationalisation temporaire par exemple d’entreprises Françaises primordiales pour permettre au pays de continuer à avoir les moyens d’assurer la protection sanitaire de la population, comme par exemple LUXFER dernier fabriquant de bouteilles d’oxygène médical Français menacé de fermeture.

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  • Ménotti Bottazzi
    a marqué ceci D'accord 2020-08-05 09:59:40 +0200
  • Marie-Jeanne Taureau
    a suivi cette page 2020-08-05 09:45:12 +0200
  • François Taureau
    a marqué ceci D'accord 2020-08-04 11:18:58 +0200
  • Marie-Jeanne Taureau
    a marqué ceci D'accord 2020-08-04 11:18:41 +0200
  • Section Wittelsheim/Bollwiller
    a publié cette page sur À vous la parole ! 2020-07-27 17:57:26 +0200